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L’Arlésienne

mardi 30 décembre 2008, par Gabrielle Melison-Hirchwald

Première publication

La nouvelle a été publiée pour la première fois dans L’Événement du 31 août 1866.

Reprise dans le recueil des Lettres de mon moulin (1869).

La nouvelle a donné lieu également à une pièce de théâtre en trois actes et cinq tableaux représentée pour la première fois au Théâtre du Vaudeville le 1er octobre 1872. Georges Bizet a composé la musique de scène pour l’occasion.

Résumé

Jan, un jeune paysan, est tombé follement amoureux d’une jeune fille qu’il a rencontrée en Arles. Ses parents, d’abord réticents à leur union, consentent finalement au mariage.

Un jour, un homme vient au mas et prétend qu’il a été l’amant de cette Arlésienne. En témoignent des lettres qu’il montre au père de Jan. Le lendemain, ce dernier raconte toute l’histoire à son fils. Jan renonce à se marier mais ne peut oublier l’Arlésienne. Comme ses parents se montrent inquiets à son sujet, il feint la gaieté. En réalité, rongé par le chagrin, il finit par se suicider.

Extrait

Jan ne parla plus de l’Arlésienne. Il l’aimait toujours cependant, et même plus que jamais, depuis qu’on la lui avait montrée dans les bras d’un autre. Seulement il était trop fier pour rien dire ; c’est ce qui le tua, le pauvre enfant !... Quelquefois il passait des journées entières seul dans un coin, sans bouger. D’autres jours, il se mettait à la terre avec rage et abattait à lui seul le travail de dix journaliers... Le soir venu, il prenait la route d’Arles et marchait devant lui jusqu’à ce qu’il vît monter dans le couchant les clochers grêles de la ville. Alors il revenait. Jamais il n’alla plus loin.

De le voir ainsi, toujours triste et seul, les gens du mas ne savaient plus que faire. On redoutait un malheur... Une fois, à table, sa mère, en le regardant avec des yeux pleins de larmes, lui dit : « Eh bien ! écoute, Jan, si tu la veux tout de même, nous te la donnerons... »

Le père, rouge de honte, baissait la tête...

Jan fit signe que non, et il sortit...

À partir de ce jour, il changea sa façon de vivre, affectant d’être toujours gai, pour rassurer ses parents. On le revit au bal, au cabaret, dans les ferrades. À la vote de Fontvieille, c’est lui qui mena la farandole.

Liens

Consulter l’œuvre intégrale (gallica.fr)

Écouter la nouvelle(litteratureaudio.com) - Donneuse de voix : Romy Riaud

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