Voir en Daudet un moraliste, c’est prêter attention aux influences qu’exercent sur lui ses auteurs de prédilection – Montaigne, Pascal – ce qui conduit à prendre en compte non seulement les romans mais aussi d’intéressantes œuvres posthumes : les Notes sur la vie, les Nouvelles notes sur la vie ainsi que La Doulou. Daudet pratique comme eux cette écriture rompue ou brisée qui semble le mieux en adéquation avec une sagesse construite au fil des jours. Observateur sans concession, il revendique cette lucidité pessimiste qui est la marque des moralistes. Daudet, « marchand de bonheur », propose un art de vivre tandis que le malade livre son expérience de la souffrance et de la mort.
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